Radon : Bonchamp classée commune à risques !

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Radon : Bonchamp classée commune à risques !

Comment s’en prémunir ?

Selon le magazine « Que Choisir », la France, championne du nucléaire, a toujours eu du mal à admettre les dangers de la radioactivité. Pour preuve le radon, un gaz radioactif naturel présent dans tous les sols, et qui s’en échappe très facilement pour s’accumuler dans l’habitat. Or il est connu pour être cancérogène par inhalation depuis 30 ans, et se classe comme deuxième cause de cancer du poumon derrière le tabac. Pourtant, tous les gouvernements ont préféré ignorer le problème du radon dans les logements, contrairement à de nombreux autres pays. La stratégie nationale vient seulement d’évoluer… sous la contrainte de la directive européenne Euratom !

Mais désormais, tout le monde peut savoir s’il habite une commune plus ou moins à risques. L’Institut de Radioprotection et de Sureté Nucléaire (IRSN, un organisme officiel) publie une carte sur son site :

https://www.irsn.fr/FR/connaissances/Environnement/expertises-radioactivite-naturelle/radon/Pages/5-cartographie-potentiel-radon-commune.aspx#.W9clELiwfIA

Stupeur : 70 % des communes mayennaises, dont Bonchamp, sont ainsi dans le rouge. Habiter en zone 3 (risque important) accroît le risque de teneurs élevées dans son domicile.
Le radon étant inodore et incolore, il est indétectable. Si le seuil officiel acceptable est fixé à 300 becquerels par mètre cube d’air, il ne faut pas s’en contenter.
L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) avait préconisé 100 becquerels par mètre cube d’air, et moins on respire de radon, mieux c’est…

D’abord, dépister

Préalable à la lutte contre le radon, le dépistage repose sur une série de mesures qui doit refléter l’exposition moyenne des habitants. Il faut pour cela installer un dosimètre, dans une ou plusieurs pièces de vie, pendant au moins deux mois et durant la période de chauffage. Ce sont les conditions à remplir pour obtenir rapidement des données fiables. L’activité du radon est en effet très variable au cours d’une journée et en fonction des saisons.

Pour les bâtiments d’habitation, il est possible de procéder soit même à la mesure en acquérant des dosimètres radon auprès de l’une des sociétés qui les produisent et disposent de laboratoires permettant de les analyser. Vous pouvez contacter ces sociétés via leurs sites internet pour réaliser vous-même le dépistage :

Ensuite, rechercher et mettre en oeuvre des solutions pour réduire son exposition au radon

Quand la mesure conduit à mettre en évidence une concentration élevée de radon, il est alors nécessaire de recherche une solution pour la réduire et pour cela d’identifier les facteurs susceptibles de favoriser la présence du radon. Selon l’IRSN, trois pistes sont en particulier à explorer pour cela :

  • améliorer l’étanchéité entre le sol et votre habitation pour limiter l’entrée du radon ;
  • améliorer la ventilation de votre logement afin d’assurer un balayage d’air efficace et diluer la présence du radon ;
  • améliorer votre système de chauffage si celui-ci favorise le transfert du radon vers la partie occupée de votre habitation.

Plus d’infos là : https://www.irsn.fr/FR/connaissances/Environnement/expertises-radioactivite-naturelle/radon/Pages/6-Comment-reduire-son-exposition-au-radon.aspx?dId=9aef83d8-dab7-4201-beed-16551b10812c&dwId=2c2a9274-9106-41cf-b110-445981d4784e#.W9cauTONzIU

Une initiative bienvenue de la Communauté de Communes d’Ernée

Une opération de sensibilisation sur les problèmes liés au radon, est en cours par le le Centre Permanent d’Initiative pour l’Environnement Mayenne Bas Maine (CPIE). L’objectif est de proposer aux citoyens de mesurer le niveau de radon au sein de leur habitation : « Tous les habitants du territoire pourront mesurer le taux de radon dans leur logement. Des réunions d’informations seront proposées pour sensibiliser un maximum de personnes sur le sujet ». En cas de risques avérés, l’objectif sera ensuite de proposer des solutions simples.

Cette opération prévue pendant l’actuelle période de chauffe (2018/2019)  est financée par le Plan régional Santé-Environnement des Pays de la Loire, avec un faible reste à charge pour la communauté de communes (2 215 € selon le Courrier de la Mayenne du 25/10/2018). Une opération bienvenue qui, nous l’espérons, pourrait, et devrait,  inspirer Laval Agglomération.

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