Conseil municipal du 27 février 2020 : un dernier conseil animé

5 délibérations seulement, plusieurs élus absents, mais des débats parfois tendus et dans une atmosphère particulière

Renouvellement d’un emploi d’agent d’animation dans le cadre du dispositif Parcours Emploi Compétences

Il s’agit de Florian Landelle, affecté à Graine de Malices. Il apporte entière satisfaction et le renouvellement de son contrat lui permettra de participer une formation supplémentaire. Unanimité.

Budget primitif 2020

Michel TRIQUET présente un budget important, 12 731 719 € au total. Les principaux investissements concernent : la rue des sports (415 000 €), l’enfouissement de réseaux rue Noë Pierre (165 000 €), une acquisition immobilière (170 000 €), et le pôle petite enfance (890 000 € en comptant le déplacement du transformateur électrique actuel).

Anne Marie Mille, au nom des élus AGIR, constate d’abord «qu’il est toujours un peu bizarre de voter le budget juste avant les élections sachant que ce sera la nouvelle équipe municipale, quelle qu’elle soit, qui en assurera la véritable gestion. Les décisions modificatives seront forcément plus importantes cette année».

Elle se réjouit, qu’après plusieurs années de suspension, des travaux d’enfouissement des réseaux soient inscrits en 2020. suite à une mise aux normes de GRDF pour une vingtaine d’habitations de la rue Noë Pierre. Pour elle, les travaux d’effacement de réseaux doivent être réalisés progressivement dans tous les quartiers, c’est une question d’équité. Le Maire y est opposé, et pour lui ce sont des «intérêts particuliers» !

Anne Marie MILLE soutient la construction de la maison de la petite enfance, qui doit permettre une augmentation du nombre d’enfants pris en charge. Mais, elle est surprise que cette opération soit inscrite dans son intégralité alors qu’il n’y a pas eu de permis de construire de déposé, et d’ailleurs aucune décision en conseil municipal. La chambre régionale des Comptes avait mis en cause ce type de pratique budgétaire, or là, ça recommence : 800 000€ sont inscrits pour 2020 alors que chacun sait très bien que cette somme ne va pas être dépensée cette année….

Le Maire combat cette affirmation, pour lui il n’y a pas moyen de faire autrement. Il s’ensuit plusieurs échanges animés, assez vains, qui ne changent rien au constat fait par notre minorité.

Les élus d’AGIR (5 voix, puisque Jacques MAIGNAN nous avait accordé sa confiance pour ce dernier conseil) s’abstiennent sur ce projet de budget.

Taux des impôts directs locaux 2020

Aucune augmentation sur les différents taux : cette délibération est votée à l’unanimité. Anne Marie MILLE rappelle, toutefois, qu’à l’exception du foncier non bâti, les taux à Bonchamp sont dans une fourchette haute.

Acquisition d’une parcelle au 7, impasse d’Anjou

La maison achetée par la commune au 7, impasse d’Anjou. Avec destruction de dépendances, le terrain permettra un cheminent doux direct vers le centre-ville

Le Maire précise qu’une partie de cette propriété (située au 37 rue du Maine) a déjà été acquis en 2012. Là, la deuxième partie est mise en vente, et c’est une opportunité pour la collectivité d’obtenir la totale maitrise foncière au centre ville. Les élus AGIR y sont favorables, puisque cela permettra de restructurer plus facilement le centre et d’assurer un cheminement doux à partir de la rue d’Anjou. Unanimité

Vente parcelle chemin du Préfet

Le Maire indique que la SCI ARZO (le garage Citroën) sollicite la modification de sa limite cadastrale suite à l’aménagement de son parking. La parcelle concernée a une superficie de 240 m², estimée par les domaines à 15 € le m².

Cette délibération est assez surprenante. Les élus AGIR se sont déplacés mercredi, ils ont constaté que des voitures (du garage Citroën) sont déjà stationnées sur cette parcelle communale qui se situe juste à côté d’une salle communale vétuste, utilisée par les joueurs de boules. Dès aujourd’hui d’ailleurs, le parking pour les boulistes est insuffisant.

Plan cadastral : la parcelle vendue est en vert,
la parcelle 616, qui était un terrain d’agrément, a été vendue 120 000 € pour 1 530 m² (sans aucun bâti) en 2016.

Cette salle est ancienne, mais son implantation pourrait être intéressante pour d’éventuels futurs projets communaux. Il est incompréhensible d’en réduire la surface sans avoir fait de projets auparavant.

Anne Marie MILLE s’étonne également du prix. Après consultation du site gouvernemental du cadastre, elle constate que la parcelle contiguë (non bâtie) a été vendu en 2016 à 78,43€ le m², toujours pour le parking du garage. Une telle différence est pour le moins problématique.

Pour le Maire et Gérard MORIN, tout est normal. Certes, aucune réflexion n’est existante sur l’avenir de cet emplacement, mais «on verra bien dans l’avenir». Le prix peut être différent entre une vente privée et une cession de bien public, et comme les Domaines ont donné une estimation, la commune peut vendre…

Les élus AGIR s’opposent complètement à cette vente qui, en plus d’être une mauvaise opération financière, peut, à terme, réduire les possibilités d’utilisation de cet emplacement pour la commune. Mais rien n’y fait, 5 voix contre seulement et tous les autres élus approuvent !

Billet écrit par

L'équipe de rédaction de l'association

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